BosWash : première mégapole du monde
BosWash
Développement urbain de la région entre 1792 et 1992
BosWash (ou Bosnywash, Bos-Wash Corridor[1]) désigne un groupe d’aires urbaines du nord-est des États-Unis, s’étendant sur 800 km entre Boston et Washington et liées tant économiquement que par les moyens de transport et de communication. Cette composante géographique fut identifiée par le géographe Jean Gottmann en 1961 dans son livre Megalopolis où il la définit comme la première mégalopole du monde.
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Caractéristiques générales
Carte du BosWash
BosWash comprend :
- Environ 44 millions d’habitants, soit 16% de la population des États-Unis.
- Cinq des 50 premières mégapoles mondiales (New York, Boston, Philadelphie, Baltimore et Washington).
- La Maison Blanche, le Capitole, le siège de l'ONU, le New York Stock Exchange.
- Le siège social de plusieurs groupes audiovisuels majeurs (ABC, NBC, CBS) ainsi que du New York Times et du Washington Post.
- Six universités parmi les huit de l’Ivy League, ainsi que le MIT.
Les différentes villes de la mégalopole sont extrêmement connectées par les transports, qu’ils soient routiers, aériens ou ferroviaires (l’Acela, ligne à grande vitesse, en parcourt toute la longueur).
Sous-ensembles régionaux
- La Nouvelle-Angleterre est un ensemble historiquement et culturellement différencié qui occupe la partie septentrionnale du Boswash et regroupe six états : Connecticut, Maine, Massachusetts, New Hampshire, Rhode Island, Vermont (voir ces articles).
- La région de New York : l'agglomération new-yorkaise approche les 20 millions d'habitants.
- Le Sud du BosWash comprend les États du New Jersey, Pennsylvanie, Maryland et Delaware avec la vallée du Delaware ; Washington, DC termine cet espace au sud.
Villes principales
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Voir aussi
Notes
- ↑ Cynthia Ghorra-Gobin, La ville américaine : espace et société, Paris, Nathan Université, 1998, ISBN 2-09-191016-3, p.38
Liens internes
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/BosWashCompétition de factorisation RSA
Compétition de factorisation RSA
La compétition de factorisation RSA fut une compétition mise en avant par les laboratoires RSA jusqu'en mai 2007. Mise en place le 18 mars 1991, son but était d'encourager la recherche dans la théorie calculatoire des nombres et dans la difficulté pratique de la mise en facteurs de grands entiers. Ils publièrent une liste de nombres semi-premiers connus comme les nombres RSA dotés d'un prix en argent pour les factorisations réussies pour certains d'entre eux. Le plus petit d'entre eux, un nombre à 100 chiffres décimaux appelé RSA-100 fut factorisé en peu de jours, mais beaucoup de nombres plus gros n'ont pas encore été factorisés et sont supposés le rester pendant encore plusieurs dizaines d'années.
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Utilité
Cette compétition n'était pas seulement intéressante du point de vue de la théorie des nombres, mais aussi d'un sens très pratique — comme trouver une solution est plus ou moins la même chose que de casser une clé publique RSA. L'algorithme de clé publique RSA est une pierre angulaire de beaucoup de protocoles cryptologiques — incluant certains utilisés par les systèmes financiers. Les progrès de cette compétition donnaient une indication pour savoir la taille des clés encore sûres, et pour combien de temps. Comme les laboratoires RSA sont un fournisseur de produits basé sur l'algorithme RSA, la compétition était utilisée par eux comme un stimulant pour la communauté pour attaquer le noyau de leurs solutions — entre autres pour prouver sa force.
Les compétitions RSA
| Compétition | Prix | Statut | Date de factorisation | Par |
|---|---|---|---|---|
| RSA-576 | USD 10 000 | Factorisé | 3 décembre 2003 | J. Franke et al. |
| RSA-640 | USD 20 000 | Factorisé | 2 novembre 2005 | F. Bahr et al. |
| RSA-704 | USD 30 000 | Annulé | - | - |
| RSA-768 | USD 50 000 | Annulé | - | - |
| RSA-896 | USD 75 000 | Annulé | - | - |
| RSA-1024 | USD 100 000 | Annulé | - | - |
| RSA-1536 | USD 150 000 | Annulé | - | - |
| RSA-2048 | USD 200 000 | Annulé | - | - |
Lien interne
- Distributed.net est un projet de calcul distribué dont l'un des futurs projets possibles est la compétition de factorisation RSA. Actuellement les projets en cours est le RSA Lab's 72-bit RC5 Encryption Challenge (RC5-72) et la recherche des Règles de Golomb optimales (OGR-25).
Liens externes
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Compétition_de_factorisation_RSASaint-Cyr-sur-Mer
Saint-Cyr-sur-Mer
| Saint-Cyr-sur-Mer | |
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| Pays | |
|---|---|
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Var |
| Arrondissement | Toulon |
| Canton | Le Beausset |
| Code Insee | 83112 |
| Code postal | 83270 |
| Maire Mandat en cours |
Barthélemy Philippe 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Sud Sainte Baume |
| Latitude Longitude |
43° 10′ 55″ Nord 5° 42′ 32″ Est / 43.1820233, 5.7089424 |
| Altitude | 0 m (mini) – (maxi) |
| Superficie | 21,15 km² |
| Population sans doubles comptes |
11 562 hab. (2004) |
| Densité | 546 hab./km² |
Saint-Cyr-sur-Mer (en occitan provençal Sant Ceri de Mar selon la norme classique ou Sant Céri de Mar selon la norme mistralienne) est une commune de France à la limite ouest du département du Var.
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Géographie
Saint-Cyr-sur-Mer est située au bord de la mer Méditerranée (coordonnées : 43°10'44.03"N,5°42'31.20"E) :
- à 10 kilomètres à l'ouest de Bandol
- à 11 kilomètres à l'est de La Ciotat.
- à 3 kilomètres de la sortie 10 de l'autoroute A50 reliant Marseille (à 38 kilomètres) et Toulon (à 25 km).
Saint-Cyr-sur-Mer est formée de trois villages :
- Saint-Cyr, dans les terres
- Les Lecques, le port principal, est une station balnéaire et touristique. Elle est reconnu par ses plages et par le musée de Tauroentum.
- La Madrague : village qui s'organise autour d'un port qui est communément appelé le Petit Port de Saint-Cyr.
- On trouve également, Port d'Alon et sa calanque (voir calanque de Port d'Alon).
Elle fait partie de la communauté de communes Sud Sainte Baume.
Histoire
Article connexe : bataille de Tauroento.
Statue de la Liberté à Saint-Cyr-sur-Mer.
Saint-Cyr-sur-Mer a été peuplé dès la préhistoire, comme en témoignent les silex en pierre découverts sur le site du musée de Tauroentum. Les fouilles révèlent une intense activité à l'époque romaine. Ces fouilles furent menées dès le XVIIe siècle. Témoin de notre passé et gardien de notre patrimoine, le musée de Tauroentum est un des fleurons de Saint-Cyr-sur-Mer. Construit sur les vestiges d'une Villa Maritima, il abrite trois belles mosaïques en noir et blanc du Ier siècle, ainsi qu'un "Tombeau à étage maison" remarquable qui attestent de la richesse de cette antique demeure romaine. Les fouilles ont permis d'exhumer des verreries, lampes funéraires, monnaies et quelques objets rares comme les colonnes torsadées en marbre blanc du Ier et IIe siècle. C'est grâce à l'association des Amis de Tauroentum créée en 1927 que le site sera sauvé. Musée classé, contrôlé depuis 1969, ce site agit par son charme et sa beauté et témoigne de la longue histoire de Saint-Cyr-sur-Mer.
La commune de Saint-Cyr s'est détachée de la commune de La Cadière-d'Azur en 1825.
La commune de Saint-Cyr-sur-Mer est fière de posséder sur sa place Portalis une des quatre répliques exactes de la statue de la Liberté en France, en modèle réduit, dont la signature de Bartholdi sur le socle atteste de son authenticité. Inaugurée à Saint-Cyr en 1913, elle est offerte par Anatole Ducros, un grand propriétaire de Saint-Cyr. Elle mesure 2,50 m soit la longueur de l'index de celle de New York, entièrement en fonte et recouverte d'une fine couche dorée.
Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2000 | - | Philippe Barthélémy | UMP | - |
| 1989 | 2000 | Jean-Pierre Giran | - | - |
| 1985 | 1989 | Josette Bonifay-Pons | - | - |
| 1977 | 1985 | Bernard Revest | - | - |
| 1971 | 1977 | Auguste Amic | - | - |
| 1948 | 1971 | Émile Désirat | - | - |
| 1945 | 1948 | Jean Marguery | - | - |
| 1944 | 1945 | François Ricaud | - | - |
| 1939 | 1944 | Rodolphe Sorba | - | - |
| 1929 | 1939 | Édouard Seillon | - | - |
| 1927 | 1929 | Jules Ventre | - | - |
| 1925 | 1927 | Aimé Carbonnel | - | - |
| 1920 | 1925 | Félix Benet | - | - |
| 1903 | 1920 | André Berton | - | - |
| 1893 | 1902 | Ernest Marguery | - | - |
Économie
La baie des Lecques vue de la pointe Grenier, au-dessus de la Madrague
Saint-Cyr est une commune agricole. On y cultive des fruits et légumes primeurs, des oliviers et surtout de la vigne, la commune fait partie de l'appellation Côtes de Provence AOC Bandol.
C'est également une station balnéaire et touristique. Avec ses plages, ses calanques (calanque de Port d'Alon) où se pratique la plongée sous-marine, et le musée de Tauroentum.
Personnalités
- Frank Leboeuf, ancien footballeur professionnel, champion du monde en 1998. Il commente aujourd'hui les matchs de football en compagnie de Thierry Roland sur M6.
Jumelages
Voir aussi
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Cyr-sur-Mer
Association des maires de grandes villes de France
Association des maires de grandes villes de France
L'Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF) est une association créée en 1974.
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Composition
Depuis 1974, les maires et présidents des plus grandes villes et de plus grands groupements intercommunaux de France (plus de 100 000 habitants) sont regroupés au sein de l’AMGVF qui compte 95 membres. L’Association est dotée d’un bureau de 25 membres et organisée en 9 commissions thématiques.
Missions
L’Association a pour but de défendre les intérêts des grandes villes et de leurs habitants. Elle participe ainsi aux débats parlementaires concernant les collectivités, et fait connaître régulièrement ses propositions. Elle communique chaque semaine son point de vue sur l’actualité, par le biais de Grandes Villes Hebdo et son trimestriel Grandes Villes et Métropoles.
Présidents
- Michel Destot, député-maire de Grenoble a été réélu président de l’association pour 6 ans, lors de l’assemblée générale qui s’est tenue mercredi 21 mai 2008 à Paris.
- Le 7e Président de l'association, Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, a démissionné de la présidence de l’association (23 mai 2001 - 13 sept. 2007) en raison de sa nomination en qualité de Secrétaire d’État auprès du Ministre des Affaires étrangères et européennes, en charge de la Coopération et à la Francophonie.
Voir aussi
Articles connexes
- Association des maires de France (AMF),
- Assemblée des départements de France (ADF),
- Fédération des maires des villes moyennes (FMVM),
- Association des petites villes de France (APVF).
- Maison européenne des pouvoirs locaux français (MEPLF)
Lien externe
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_des_maires_de_grandes_villes_de_France
Grand chelem en rugby à XV du Pays de Galles en 2005
Grand chelem en rugby à XV du Pays de Galles en 2005
L'équipe du pays de Galles a remporté le Tournoi des six nations 2005 en réussissant un grand chelem (cinq victoires en cinq matchs).
Il s'agit, du fait de la présence nouvelle de l'équipe d'Italie dans le tournoi (2000), du premier grand chelem du pays de Galles acquis par cinq victoires. C'est également, après les trente années d'insuccès dans cette conquête, la première série complète d'un pays de Galles auteur de cet exploit en 1971, 1976 et 1978.
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Les joueurs vainqueurs
Titulaires
- Gethin Jenkins
- Mefin Davies
- Adam Jones
- Brent Cockbain
- Robert Sidoli
- Dafydd Jones, Jonathan Thomas, Ryan Jones
- Martyn Williams
- Michael Owen
- Dwayne Peel
- Stephen Jones
- Shane Williams
- Gavin Henson
- Tom Shanklin, Mark Taylor
- Hal Luscombe, Rhys Williams, Kevin Morgan
- Gareth Thomas, Kevin Morgan
Autres joueurs entrés en cours de jeu
- John Yapp (pilier)
- Robin McBryde (talonneur)
- Ian Gough (deuxième ligne)
- Robin Sowden-Taylor (troisième ligne)
- Gareth Cooper (demi de mélée)
- Ceri Sweeney (demi d'ouverture)
Les numéros indiqués sont ceux portés par les joueurs, ils indiquent leur position dans l'équipe.
Gareth Thomas était le capitaine pendant les trois premiers matchs, il fut remplacé par Michael Owen pour les deux derniers matchs.
Résultats des matchs
- Le 5 février, victoire 11-9 contre l'équipe d'Angleterre à Cardiff
- Le 12 février, victoire 38-8 contre l'équipe d'Italie à Rome
- Le 26 février, victoire 24-18 contre l'équipe de France à Paris
- Le 13 mars, victoire 46-22 contre l'équipe d'Écosse à Édimbourg
- Le 19 mars, victoire 32-20 contre l'équipe d'Irlande à Cardiff
Points marqués par les Gallois
Match contre
Angleterre
- Shane Williams (5 points) : 1 essai
- Gavin Henson (3 points) : 1 pénalité
- Stephen Jones (3 points) : 1 pénalité
Match contre
Italie
- Stephen Jones (8 points) : 4 transformations
- Martyn Williams (5 points) : 1 essai
- Shane Williams (5 points) : 1 essai
- Jonathan Thomas (5 points) : 1 essai
- Robert Sidoli (5 points) : 1 essai
- Tom Shanklin (5 points) : 1 essai
- Brent Cockbain (5 points) : 1 essai
Match contre
France
- Stephen Jones (14 points) : 1 transformation, 3 pénalités, 1 drop
- Martyn Williams (10 points) : 2 essais
Match contre
Écosse
- Stephen Jones (16 points) : 5 transformations, 2 pénalités
- Rhys Williams (10 points) : 2 essais
- Kevin Morgan (10 points) : 2 essais
- Martyn Williams (5 points) : 1 essai
- Ryab Jones (5 points ) : 1 essai
Match contre
Irlande
- Stephen Jones (16 points) : 2 transformations, 4 pénalités
- Gavin Henson (6 points) : 1 pénalité, 1 drop
- Gethin Jenkins (5 points) : 1 essai
- Kevin Morgan (5 points) : 1 essai
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_chelem_en_rugby_à_XV_du_Pays_de_Galles_en_2005
Combinatoire - mathématique - analyse
Combinatoire
![]()
Une planche de l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert illustrant l'article « Carreleur »
En mathématiques, la combinatoire, appelée aussi analyse combinatoire, étudie les configurations de collections finies d'objets ou les combinaisons d'ensembles finis, et les dénombrements.
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Généralités et historique
La combinatoire semble remonter à l' antiquité [1] mais se développa de façon significative à partir du XVIIe siècle, en même temps que le calcul des probabilités. Initialement, elle avait pour objet la résolution des problèmes de dénombrement, provenant de l'étude des jeux de hasard. Plus tard, elle se lia à la théorie des nombres et à la théorie des graphes.
En particulier la combinatoire s'intéresse aux méthodes permettant de compter les éléments dans des ensembles finis (combinatoire énumérative) et à la recherche des optima dans les configurations ainsi qu'à leur existence (combinatoire extrémale).
Voici quelques exemples de situations donnant lieu à des questions d'analyse combinatoire :
- les rangements de livres sur une étagère ;
- les dispositions de personnes autour d'une table ronde ;
- les tirages avec remise d'un certain nombre de boules numérotées dans une urne ;
- les placements de jetons sur un damier.
Quel est le nombre d'ordonnancements possibles des cartes d'un jeu de 52 cartes ?
Ce nombre est égal à 52! (le « ! » dénotant la factorielle). Il peut sembler étonnant que ce nombre, environ 8,065817517094 ×1067, soit si grand. C'est environ 8 suivi de 67 zéros. Il est, par exemple, plus grand que le nombre d'Avogadro, égal à 6,022 ×1023.
Dénombrement
Le cardinal d'un ensemble fini est simplement le nombre d'éléments qu'il contient. Par exemple, card({e,f,g}) = 3.
- Si A et B sont deux parties d'un ensemble fini, alors
. - Si A est une partie d'un ensemble fini E alors

Soient E et F deux ensembles finis avec E de cardinal k et F de cardinal n.
- La somme disjointe
est finie de cardinal
-
.
- Le produit cartésien
est fini de cardinal
-
.
- avec la convention 00=1 si E et F sont tous deux vides.
- Cette propriété justifie la notation plus courante FE.
- L'ensemble
des parties de E, qui est en correspondance biunivoque avec l'ensemble des applications de E dans
, est donc fini et de cardinal
-
.
- L'ensemble des correspondances de E dans F, noté habituellement Corr(E,F), s'identifie à
donc est fini de cardinal
-
.
- L'ensemble des applications de E dans F, souvent noté
est fini de cardinal
-
.
- L'ensemble des surjections de E dans F, noté habituellement Surj(E,F), est vide si card(E) < card(F). Dans le cas contraire,
Les applications injectives, qui jouent un rôle important en combinatoire, sont traitées de manière plus approfondie dans les paragraphes suivants.
Permutations (dispositions, ordonnancements)
Permutations sans répétition d'objets discernables
Les permutations sans répétition d'un ensemble fini E sont les bijections de E sur lui-même.
Comme exemple d'introduction, considérons le nombre de dispositions de six objets discernables dans six cases consécutives numérotées avec un et un seul objet par case. Chacun des objets peut être placé dans la première case, ce qui donne six possibilités d'occuper la première place. Une fois la première place occupée par l'un des objets, il reste encore cinq candidats pour la deuxième place, la deuxième place étant attribuée, il reste seulement quatre candidats pour la troisième place, et ainsi de suite. Pour l'avant-dernière place, il ne reste plus que deux objets, et une fois l'un des deux placé, la dernière place doit être occupée par le dernier objet.
Il y a ainsi 6 × 5 × 4 × 3 × 2 × 1 ou 6! = 720 possibilités de disposer six objets discernables.
- Généralisation
Nous allons voir que le nombre de dispositions de n éléments discernables est égal à n !
Une disposition des objets d'un ensemble E de cardinal n, dans n cases avec un et un seul objet par case, ou un ordonnancement des éléments de E se représente par une bijection de {1, 2, …, n} dans E ou une permutation de E. Il est commode de représenter une telle bijection par un n-uplet (ou n-liste) d'éléments de E, (x1, x2, …, xn).
- Théorème
Il y a n! permutations (sans répétition) de n éléments.
En effet, pour former un n-uplet d'éléments de E, nous devons choisir un élément de E pour la première place du n-uplet et il y a n possibilités, il y a n - 1 choix possibles d'un élément de E pour la deuxième place, n - 2 pour la troisième etc. Il n'y a plus qu'un seul choix d'élément pour la dernière place. Donc au total n × (n-1) × (n-2) × … × 2 × 1 permutations.
Cette propriété se démontre par récurrence sur n.
Permutations avec répétition d'objets discernables
Pour déterminer le nombre des dispositions possibles d'objets de plusieurs classes et mutuellement indiscernables dans chaque classe, il est utile de considérer le nombre de dispositions possibles de ces objets en les supposant tous discernables, et ensuite de trouver combien de ces dispositions sont indiscernables. Le nombre des dispositions possibles de ces objets est égal au nombre de dispositions possibles des objets considérés comme discernables divisé par le nombre des dispositions indiscernables.
Par exemple, si nous devons déterminer le nombre total de dispositions d'objets dont deux sont d'une première classe, trois d'une deuxième classe et cinq d'une troisième classe, alors nous calculons le nombre total de dispositions de ces objets considérés comme discernables, ce qui donne (2 + 3 + 5)!, soit 3 628 800 dispositions possibles. Mais certaines dispositions restent inchangées lorsque les objets indiscernables d'une même classe sont échangés mutuellement, et il y a 2! × 3! × 5! soit 1 440 façons de permuter les objets de chacune de ces classes.
Nous obtenons au total 3 628 800 ÷ 1 440 = 2 520 dispositions différentes. Il s'agit aussi du nombre de permutations avec répétition de 10 éléments avec 2, 3 et 5 répétitions.
- Généralisation
Le nombre de permutations de n éléments, répartis dans k classes dont n1 sont de classe 1, n2 sont de classe 2, …, nk sont de classe k, indiscernables dans chaque classe, ou le nombre de permutations de n éléments avec n1, n2, …, nk répétitions, avec
, est égal à :
.
Arrangements (choix en tenant compte de l'ordre)
Arrangements sans répétition
Nous disposons de n objets discernables et nous voulons en placer k, en tenant compte de l'ordre, dans k cases numérotées de 1 à k avec un et un seul objet par case. Le nombre de dispositions est alors égal au nombre de k-listes distinctes formées à partir de ces objets. Au lieu de constituer un n-uplet, à partir de n objets discernables, nous formons ici des k-uplets avec
à partir de ces n objets tels que pour
, on ait
. Un tel k-uplet s'appelle un arrangement sans répétition de n éléments pris k à k.
- Théorème
- Le nombre d'arrangements sans répétition de n éléments pris k à k est égal à
(égal à
si k≤n et à 0 sinon).
En effet, Il y a n choix possibles de l'objet qui occupe la première place du k-uplet, n-1 choix pour l'objet de la 2e place ; pour la ke, il ne reste plus que n-(k-1) objets et donc n-k+1 choix possibles. Le produit
s'écrit bien sous la forme :
. C'est juste le nombre des injections de l'ensemble {1,2, ..., k} dans l'ensemble {1,2, ..., n}.
Le cas n = k nous oblige alors à diviser par (0)! que l'on définit comme valant 1.
Arrangements avec répétition
Lorsque nous voulons placer des objets pris parmi n objets discernables dans k emplacements en tenant compte de l'ordre, ces objets pouvant apparaître plusieurs fois, le nombre de dispositions est alors égal au nombre de k-uplets formés à partir de ces n objets. Un tel k-uplet, avec k≤n, (x1, x2, …, xk) formé à partir de ces n objets s'appelle un arrangement avec répétition de n éléments pris k à k.
Comme chaque emplacement peut être occupé indifféremment par l'un quelconque de ces n objets, il y en a au total nk.
Quand nous tirons 11 fois l'un de 3 numéros en tenant compte de l'ordre d'apparition nous obtenons au total 311 = 177 147 tirages différents. Comme exemple tiré de la génétique, nous pouvons donner le nombre total de codons de base (triplets formés de quatre codes) : 43= 64.
Combinaisons (choix sans tenir compte de l'ordre)
Contrairement aux arrangements, les combinaisons sont des dispositions d'objets qui ne tiennent pas compte de l'ordre de placement de ces objets. Par exemple, si a, b et c sont des boules tirées d'une urne, abc et acb correspondent au même tirage. Il y a donc moins de combinaisons que d'arrangements.
Combinaisons sans répétition
Si nous tirons sans remise k objets parmi n objets discernables, et nous les disposons sans tenir compte de l'ordre d'apparition, nous pouvons représenter ces k objets par une partie à k éléments d'un ensemble à n éléments. Ce sont des combinaisons sans répétition de n éléments pris k à k.
Pour déterminer le nombre de ces dispositions, nous pouvons déterminer le nombre d'arrangements de k objets et diviser par le nombre de dispositions obtenues les unes à partir des autres par une permutation. Il y a
(pour la notation, voir aussi l'article sur le coefficient binomial).
Par exemple le jeu Euromillions demande de choisir 5 nombres différents entre 1 et 50 et 2 nombres entre 1 et 9, soit
possibilités.
Combinaisons avec répétition
Si nous tirons avec remise k objets parmi n objets discernables, et nous les disposons sans tenir compte de l'ordre d'apparition; ces objets peuvent apparaître plusieurs fois et nous ne pouvons les représenter ni avec une partie à k éléments, ni avec un k-uplet puisque leur ordre de placement n'intervient pas. Il est cependant possible de représenter de telles dispositions avec des applications appelées combinaisons avec répétition.
Le nombre de combinaisons avec répétition de n éléments pris k à k est égal à :
.
Donnons l'exemple du jeu de domino. Les pièces sont fabriquées en disposant côte à côte deux éléments de l'ensemble {blanc, 1, 2, 3, 4, 5, 6}. Si nous retournons un domino, nous changeons l'ordre des deux éléments, mais le domino reste identique. Nous avons une combinaison avec répétition de 7 éléments pris 2 à 2, et au total il y a :
dominos dans un jeu.
Fonction de comptage
Soit Sn l'ensemble des permutations de {1, 2, …, n}. Nous pouvons considérer la fonction qui à n associe le nombre de permutations. Cette fonction est la fonction factorielle et sert à compter les permutations.
Étant donnée une collection infinie d'ensembles finis
indexée par l'ensemble des entiers naturels, une fonction de comptage est une fonction qui à un entier n associe le nombre d'éléments de En. Une fonction de comptage f permet donc de compter les objets de En pour n'importe quel n. Les éléments de En ont habituellement une description combinatoire relativement simple et une structure additionnelle, permettant souvent de déterminer f.
Certaines fonctions de comptage, sont données par des formules « fermées », et peuvent être exprimées comme composées de fonctions élémentaires telles que des factorielles, des puissances, et ainsi de suite.
Cette approche peut ne pas être entièrement satisfaisante (ou pratique) pour certains problèmes combinatoires. Par exemple, soit f(n) le nombre de sous-ensembles distincts de nombres entiers dans l'intervalle [1, n] qui ne contiennent pas deux nombres entiers consécutifs. Par exemple, avec n = 4, nous obtenons ∅, { 1 }, { 2 }, { 3 }, { 4 }, { 1, 3 }, { 1, 4 }, { 2, 4 }, et donc f(4) = 8. Il s'avère que f(n) est le nème nombre de Fibonacci, qui peut être exprimé sous la forme « fermée » suivante :
où φ = (1 + √5)/2, est le nombre d'or. Cependant, étant donné que nous considérons des ensembles de nombres entiers, la présence du √5 dans le résultat peut être considérée comme inesthétique d'un point de vue combinatoire. Aussi f(n) peut-il être exprimé par une relation de récurrence :
- f(n) = f(n - 1) + f (n - 2)
ce qui peut être plus satisfaisant (d'un point de vue purement combinatoire), puisque la relation montre plus clairement comment le résultat a été trouvé.
Dans certains cas, un équivalent asymptotique g de f,
- f(n)~g(n) quand n tend vers l'infini
où g est une fonction « familière », permet d'obtenir une bonne approximation de f. Une fonction asymptotique simple peut être préférable à une formule « fermée » extrêmement compliquée et qui informe peu sur le comportement du nombre d'objets. Dans l'exemple ci-dessus, un équivalent asymptotique serait :
quand n devient grand.
Une autre approche est celle des séries entières. f(n) peut être exprimé par une série entière formelle, appelée fonction génératrice de f, qui peut être le plus couramment :
- la fonction génératrice ordinaire
- ou la fonction génératrice exponentielle
Une fois déterminée, la fonction génératrice peut permettre d'obtenir toutes les informations fournies par les approches précédentes. En outre, les diverses opérations usuelles comme l'addition, la multiplication, la dérivation, etc., ont une signification combinatoire ; et ceci permet de prolonger des résultats d'un problème combinatoire afin de résoudre d'autres problèmes.
Quelques résultats
Un théorème, dû à Franck P. Ramsey, donne un résultat surprenant. À une soirée à laquelle se rendent au moins six personnes, il y a au moins trois personnes qui se connaissent mutuellement ou au moins trois qui sont étrangères les unes aux autres.
- Démonstration
soit P1 une personne quelconque présente à la soirée. Sur les n-1 autres, soit elle en connaît au plus deux, soit elle en connaît au moins trois. Supposons que l’on est dans le second cas, et soient
trois personnes connues de P1. Si deux d’entres elles se connaissent, mettons P2 et P3, alors
se connaissent toutes trois. Sinon,
ne se connaissent pas du tout, et le résultat annoncé est encore juste. Dans l’autre cas de figure (P1 connaît au plus deux personnes du groupe), le même raisonnement, inversé, fonctionne avec les trois personnes que P1 ne connaît pas.
(C'est un cas particulier du théorème de Ramsey.)
L'idée de trouver un ordre dans des configurations aléatoires mène à la théorie de Ramsey. Essentiellement, cette théorie indique que n'importe quelle configuration suffisamment grande contiendra au moins un autre type de configuration.
Notes et références
- ↑ D.E. Knuth, The Art of Computer Programming, Volume 4 Fascicle 4, Generating All Trees; History of Combinationatorial Generation (2006), vi+120pp. ISBN 0-321-33570-8
Voir aussi
Articles connexes
- Mathématiques discrètes.
- Mot sans facteur carré.
- Principe d'inclusion-exclusion de Moivre.
- Coefficient binomial.
Liens externes
- (en) L'histoire de la pensée économique : à propos de Frank P. Ramsey.
Bibliographie
- (en) Richard P. Stanley, Enumerative Combinatorics, volumes 1 et 2, Cambridge University Press, resp. 1997 (ISBN 0-521-55309-1) et 1999 (ISBN 0-521-56069-1).
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Combinatoire
Hippolyte-Jules Pilet de La Mesnardière
Hippolyte-Jules Pilet de La Mesnardière
Hippolyte-Jules Pilet de La Mesnardière, né au Loroux-Bottereau en 1610 et mort à Paris le 4 juin 1663, est un médecin, poète et auteur dramatique français.
La patrie de ce Poitevin lui fournit une belle occasion de se faire auteur lorsque les religieuses de la ville de Loudun se crurent possédées dans l’affaire des possédées de Loudun. Un docte médecin protestant, l’Écossais Marc Duncan, dont il est parlé dans le dictionnaire de Bayle, à l’article Cerisantes, publia une dissertation où son dessein était de prouver qu’il ne leur arrivait rien d’étonnant qui ne pût être l’effet d’une imagination dérangée par un excès de mélancolie. La Mesnardière, qui ne faisait que de sortir alors des écoles de Nantes, où il avait été reçu docteur en médecine s’avisa donc de défendre la thèse contraire.
Son ouvrage ayant plu infiniment au cardinal de Richelieu dont on sait assez quel intérêt il prenait à cette affaire, que termina le supplice d’Urbain Grandier, son auteur, flatté de se voir dans l’estime du premier ministre , vint aussitôt à Paris, où il fut d’abord médecin ordinaire de Gaston, duc d’Orléans, puis lecteur ordinaire de la Chambre du Roi. La Mesnardière était riche. Outre sa maison de Besse, il avait une charge de lecteur du Roi qui ne lui rapportait que 600 livres de gages. Quoi qu’il en soit, dès qu’il se fut fixé à Paris, La Mesnardière ne fit plus d’ouvrages de médecine et ne parut occupé que de Belles-Lettres.
Il ouvrit sa carrière par le Panégyrique de Pline, dont il publia une paraphrase des plus libres, sans respect pour le tour concis de l’original. Tombant ensuite dans une autre extrémité, il traduisit servilement les Lettres du même auteur et, par la torture où il se mit pour les rendre mot à mot, il n’y laissa presque rien de cette facilité qui fait le mérite du style épistolaire sans considérer pas qu’il y a un milieu entre la paraphrase et la version littérale ; que celle-ci dérobe toujours des grâces nécessaires, et que celle-là en prête rarement d’utiles.
Il a donné un assez gros volume sur la Poétique, et ce n’est pourtant que l’ébauche d’un plus vaste dessein, mais la mort de Richelieu, qui l’avait engagé à ce travail, fut apparemment cause qu’il ne l’acheva pas. Il s’était proposé d’abord d’embrasser toutes les parties de l’art mais il n’a exécuté que ce qui regarde la tragédie et l’élégie. Il donne là-dessus des préceptes empruntés des anciens et il les expose, pas toujours avec une brièveté didactique, mais souvent avec un faste oratoire et des exemples tirés quelquefois de son propre fonds car il avait fait quantité de vers et une tragédie, entre autres, intitulée Alinde, qui n’eut point de succès. On a regardé autrefois cet auteur comme « un virtuose qui avait fort bien écrit de toutes manières, et qui avait laissé des ouvrages de lui sérieux et galants, dignes de beaucoup d’estime[1]. »
Tour à tour physicien, traducteur, critique, poète, historien, cet auteur, La Mesnardière s’est exercé dans tous les genres mais tous ses ouvrages sont tombés dans l’oubli. Il succéda à Tristan L'Hermite au fauteuil 17 de l’Académie en 1655.
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Jugements
- Il écrit avec facilité et assez de pureté en vers et en prose, moins faible en français qu’en latin. Son style est mol et étendu, et, dans ses longues expressions, se délaye et se perd ce qu’il y pourrait avoir de raisonnable. Quand il se veut élever, il dégénère en obscurité et ne fait paraître que de beaux mots qui ne font que sonner et ne signifient rien. Sa paraphrase, plutôt que sa traduction du Panégyrique de Pline, et sa Poétique le font paraître dépourvu de jugement, aussi bien que les pièces de son invention qui font le principal du volume de vers qu’il a publiés. Son Traité des esprits naturels et sa Paraphrase de quelques épigrammes de l’Anthologie ne sont pas méprisables, et s’il n’avait fait voir que cela, il en serait plus estimé ; enfin, ce n’est pas un homme dont on ne puisse rien faire, ni sur quoi on puisse appuyer aucun dessein où il faille jouir de tant soit peu de cervelle Chapelain, mémoire à Colbert.
Œuvres
- Traité de la mélancolie, sçavoir si elle est la cause des effets que l’on remarque dans les possédées de Loudun, tiré des Réflexions de M. [de La Mesnardière] sur le Discours de M. D. [Duncan] (1635) Texte en ligne
- Raisonnemens de Mesnardière sur la nature des esprits qui servent aux sentimens (1638)
- La Poétique (1639) Texte en ligne
- Le Caractère élégiaque (1640)
- Alinde, tragédie (1643) Texte en ligne
- Lettre du sr Du Rivage contenant quelques observations sur le poème épique et sur le poème de la Pucelle (1656)
- Les Poésies de Jules de La Mesnardière (1656)
- La Sérénissime reyne de Suède Christine venant en France, sonnet au Roy (1656)
- Chant nuptial pour le mariage du Roy (1660)
- Relations de guerre, contenant : le secours d’Arras, en l’année 1654, le siège de Valence, en l’année 1656, et le siége de Dunkercke, en l’année 1658 (1662)
- Pour le mariage de Mgr le comte et de Mlle Mancini, sonnet à son Altesse Sérénissime (s. d.)
- Traduction
- Pline le Jeune : Panégyrique de Trajan (1638)
Références
- ↑ Mémoires de Bussy, année 1661.
Liens externes
- Notice biographique de l’Académie française
- Ses pièces de théâtre et leurs représentations sur le site CÉSAR
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte-Jules_Pilet_de_La_Mesnardière
Clairon (orgue)
Clairon (orgue)
Jeux d'anche en chamade sur un orgue espagnol (Cadix)
Le Clairon est un jeu d'orgue appartenant à la famille des jeux d'anche.
Dans l'orgue classique français, le clairon est un des jeux les plus puissants. Il appartient à la même famille de timbre que la trompette et la bombarde avec lesquels il forme la "batterie d'anches". Le jeu de clairon fait toujours 4 pieds, c'est donc le jeu de la batterie d'anche le plus aigu. On peut rencontrer le clairon en 2 pieds mais uniquement à la pédale.
Généralement construit en étain, il peut quelques fois exister en cuivre. Dans l'orgue romantique les tuyaux peuvent avoir un résonateur de double longueur, il s'agit alors d'un clairon harmonique, largement employé par le célèbre facteur d'orgue français Aristide Cavaillé-Coll (XIXe).
Sa sonorité puissante rappelle plus ou moins celle de son homonyme instrumental.
Placé horizontalement sur la façade de l'instrument, il est rebaptisé Clairon en chamades ou plus communément Chamades 4’.
Articles connexes
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Clairon_(orgue)
Joseph Cressot
Joseph Cressot naît le 10 janvier 1882 à Chatoillenot, département de la Haute-Marne en France dans une famille de petits vignerons. Après avoir été élève de l'École Normale de Chaumont, il devient instituteur, puis inspecteur de l'Instruction publique.
En 1930, il est nommé directeur de l'École Normale de garçons de Montigny-lès-Metz, Moselle et en 1941, inspecteur général des Ecoles Normales.
Il meurt le 16 février 1954 à Saint-Cloud, département de la Seine et sera enterré dans le petit village d'Avril en Meurthe-et-Moselle.
C'est pendant son séjour en Moselle qu'il fait paraître en 1937 dans le journal "Le Républicain Lorrain" Le Paysan et son village sous forme de feuilleton. Il y raconte son enfance dans un village des environs de Langres aux confins de la Lorraine.
En 1943, ces même souvenirs sont repris en un livre Le Pain au lièvre, qui connaîtra un franc succès et plusieurs rééditions.
Oeuvres
Le Jean du Bois. - Paris, Delamain et Boutelleau, 1950.
Le Pain au lièvre. Eau-forte de Charles Bouleau. - Paris, Delamain et Boutelleau, 1943. In-16 (190 x 130), 253 p., planche, couv. ill. (De nombreuses rééditions suivront, certaines avec une lettre-préface de Mme Colette et 105 bois originaux de Jean Morette)
Source Notice nécrologique in : Pays Lorrain, 1954.
Ouganda - histoire, économie, géographie, démographie
Source du texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouganda
L'Ouganda est un pays d'Afrique de l'Est. Il est aussi considéré comme faisant partie de l'Afrique des grands lacs. Il est entouré par la République démocratique du Congo, le Kenya, le Rwanda, le Soudan et la Tanzanie. Le sud du pays englobe une vaste partie du lac Victoria. L'Ouganda tire son nom de l'ancien royaume de Buganda, qui couvrait autrefois les régions les plus au sud, dont la capitale Kampala.
Histoire
L'indépendance
Le 9 octobre 1962, à l'indépendance de l'Ouganda, se pose de manière aiguë le problème des structures politiques. La solution retenue, exprimée dans la première Constitution, est de type fédéral - elle associe les quatre anciens royaumes - mais le Bouganda maintient sa prépondérance jusque dans le nom du nouvel État, l'Ouganda, pays des Baganda. Le Kabaka Mutesa II en devient le président à vie. Milton Obote, fondateur en 1960 du Congrès du peuple ougandais (Uganda People's Congress ou UPC), devient Premier ministre. L'UPC, à l'image de son dirigeant, est le parti des populations nilotiques du Nord, opposées à la domination économique et politique du Bouganda et, donc, favorable à la centralisation. Dès lors, les tensions entre le Nord nilotique et le Sud bantou s'exacerbent. En mai 1966 : Milton Obote, afin d'imposer la centralisation, envoie l'armée au Bouganda et dépose le roi Kabaka Mutesa II avec l'appui de son chef d'état-major, Idi Amin Dada. Ce dernier appartient à une ethnie musulmane minoritaire du nord-ouest. Obote fait promulguer, l'année suivante, une nouvelle constitution abolissant les royaumes, et instituant un régime présidentiel à parti unique. La résistance des Baganda, que la politique de nationalisation du commerce entreprise par Obote menace directement dans leurs intérêts, la dégradation économique et les accusations de corruption se conjuguent pour déstabiliser Obote.
La dictature d'Amin Dada
Le 25 janvier 1971, Idi Amin Dada prend le pouvoir par un coup d'État. Au départ soutenu par les pays occidentaux qui craignaient une orientation trop socialiste du régime précédent, Amin Dada va être lâché par ces derniers au fur et à mesure que son régime devient tyrannique et sanguinaire. En 8 ans de pouvoir, le régime va être accusé de la mort ou de la disparition de près de 300 000 Ougandais. Privé de l'aide occidentale, après l'expulsion du pays des 50 000 indo-pakistanais (qui détenaient le commerce et beaucoup d'entreprises) et l'oppression de l'intelligentsia, l'économie s'effondre. En 1978, avec la chute du cours du café, principale exportation du pays, l'Ouganda frôle la faillite et le gouvernement ougandais est aidé financièrement par les États arabes amis d'Idi Amin Dada. En 1979, après des mutineries de l'armée, Idi Amin Dada, aux abois, attaque la Tanzanie. Cette dernière contre-attaque et avec l'aide du mouvement de résistance ougandais, le renverse en avril 1979. L'ex-dictateur s'exile alors en Libye puis en Arabie Saoudite où il meurt en 2003.
Politique Article détaillé : Politique de l'Ouganda.
L'Ouganda est une république à parti unique. Tous les citoyens ougandais sont membres du parti unique. Yoweri Museveni est le chef de l'État depuis 1986. Les partis politiques sont de facto autorisés en tant que regroupements mais les candidats de l'opposition se présentent comme candidats indépendants aux élections.
Le 29 juillet 2005, un référendum populaire valide la modification constitutionnelle et autorise à nouveau le multi-partisme. Le oui obtient 92,6 % des voix et la participation est seulement de 47 %. L'opposition qui dans sa grande majorité avait appelé au boycott dénonce des chiffres de participation fantaisistes.
Les dernières élections législatives et présidentielle ont eu lieu le 23 février 2006, et ont permis la réélection de Yoweri Museveni avec 59 % des voix, contre 37% pour son principal adversaire, Kizza Besigye. Le Forum pour le Changement Démocratique de M. Besigye dénonce des fraudes.
De 1988 à 2006, l'Armée de résistance du Seigneur a combattu l'armée régulière dans le nord du pays, afin, sans succès, de renverser Museveni.
Districts Article détaillé : Districts de l'Ouganda.
L'Ouganda est divisé en 45 districts. Les districts sont tous nommés d'après leur ville principale respective.
Adjumani
Apac
Arua
Bugiri
Bundibugyo
Bushenyi
Busia
Gulu
Hoima
Iganga
Jinja
Kabale
Kabarole
Kalangala
Kampala
Kamuli
Kapchorwa
Kasese
Katakwi
Kibale
Kiboga
Kisoro
Kitgum
Kotido
Kumi
Lira
Luwero
Masaka
Masindi
Mbale
Mbarara
Moroto
Moyo
Mpigi
Mubende
Mukono
Nakasongola
District de Nebbi
Ntungamo
Pallisa
Rakai
Rukungiri
Sembabule
Soroti
Tororo
Géographie
Relief
Le pays est principalement composé d'un plateau entouré de montagnes, ce qui le rend plus propice à l'agriculture et moins sujet aux maladies tropicales que d'autres pays de la région. Le relief est composé de collines au sommet plat, séparées par des vallées au fond desquelles le papyrus abonde.
Le pic Marguerita du mont Ruwenzori culmine à 5 110 mètres d'altitude. Les autres sommets de l'Ouganda sont les monts Elgon, Moroto et Kadam à l'est et le Morungole au nord.
Climat
Situé sur l'équateur, l'Ouganda jouit cependant d'un climat tempéré par l'altitude. L'année connaît deux saisons sèches (de décembre à février, puis de juin à août). Le nord-est, près du Soudan, est semi-aride.
Données brutes
Superficie
Totale : 236 040 km²
Zones émergées : 199 710 km²
Zones immergées : 36 330 km²
Frontières
Total : 2 698 km
République démocratique du Congo : 765 km
Kenya : 933 km
Rwanda : 169 km
Soudan : 435 km
Tanzanie : 396 km
Climat
Tropical
Semi-aride dans le Nord-Est
Élevations extrêmes
point le plus bas : Lac Albert : 621 m
point culminant : Pic Margherita sur le Mont Stanley : 5 110 m
Ressources naturelles : cuivre, cobalt, énergie hydraulique, sel, terres arables
Utilisation des sols (estimations en 1993)
zones arables : 25%
terres cultivées en permanence : 9%
pâturages permanents : 9%
forêts et bois : 28%
autres: 29%
Problèmes écologiques : déforestation, pâturage excessif, érosion des sols, braconnage
Carte de l'Ouganda

Économie
L'économie de l'Ouganda est basée sur l'agriculture, en particulier sur le café.
Une situation politique instable et une gestion économique erratique en ont fait un des pays les moins développés et un des plus pauvres. De plus, le pays souffre d'être enclavé, ce qui ne facilite pas le commerce extérieur, il a aussi été perturbé par les guerres à répétition dans la région des grands lacs. Cependant, une croissance significative a été enregistrée depuis l'an 2000, et quelques succès sont à noter : maîtrise de l'inflation, réhabilitation de l'infrastructure, hausse des exportations et des investissements.
Le pays a un potentiel certain : ses terres sont fertiles, et diverses ressources naturelles sont présentes mais encore inexploitées, cuivre et cobalt en tête. Du pétrole a été repéré en 2006 dans le Lac Albert. Les premiers barils devraient être mis sur le marché à partir de 2009. La production initiale devrait se situer entre 6000 et 10000 barils par jour (un peu moins que la demande intérieure).
Les principales recettes d'exportation de l'Ouganda proviennent de l'exportation du café.
Démographie
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
D'après le rencensement 2002 ([1]), la population de 23 878 736 se répartit entre les différents groupes ethniques comme suit :Groupe ethnique Hommes Femmes Total
Acholi 557 469 587 888 1 145 357
Alur 259 974 270 346 530 320
Baamba 17 998 17 626 35 624
Babukusu 7 303 7 741 15 044
Babwisi 32 693 35 806 68 499
Bafumbira 218 392 230 526 448 918
Baganda 1 989 527 2 136 843 4 126 370
Bagisu 550 377 567 284 1 117 661
Bagungu 23 803 25 137 48 940
Bagwe 37 265 37 992 75 257
Bagwere 198 022 210 783 408 805
Bahehe 1 611 1 792 3 403
Bahororo 84 570 90 031 174 601
Bakenyi 30 980 31 029 62 009
Bakiga 815 002 864 517 1 679 519
Bakhonzo 296 678 313 089 608 767
Banyabindi 7 084 6 836 13 920
Banyankole 1 136 640 1 193 572 2 330 212
Banyara 10 316 10 299 20 615
Banyarwanda 155 388 159 599 314 987
Banyole 169 594 170 913 340 907
Banyoro 326 385 340 701 667 086
Baruli 68 925 70 592 139 517
Basamia 136 955 143 017 279 972
Basoga 992 672 1 070 248 2 062 920
Basongora 5 306 5 293 10 599
Batagwenda 22 098 22 402 44 500
Batoro 297 074 309 857 606 931
Batuku 10 162 10 374 20 536
Batwa 3 291 3 447 6 738
Chope 10 252 10 379 20 631
Dodoth 158 593 169 989 328 582
Ethur 25 972 28 340 54 312
Ik (Teso) 8 427 7 867 16 294
Iteso 767 801 800 962 1 568 763
Jopadhola 176 465 183 237 359 702
Jie 73 256 73 405 146 661
Jonam 41 341 45 351 86 692
Kakwa 64 632 64 953 129 585
Karimojong 124 436 135 681 260 117
Kebu (Okebu) 17 106 16 718 33 824
Kuku 17 245 17 454 34 699
Kuman 85 542 88 725 174 287
Langi 730 136 755 301 1 485 437
Lendu 5 832 5 325 11 157
Lugbara 502 122 520 118 1 022 240
Madi 147 632 148 721 296 353
Mening 1 189 1 038 2 227
Mvuba 439 431 870
Napore 16 235 14 356 30 591
Nubi 12 945 13 173 26 118
Nyangia 8 106 7 176 15 282
Pokot 37 732 32 665 70 397
Sabiny 89 463 91 206 180 669
So (Tepeth) 10 608 10 926 21 534
Vonoma 72 56 128
Autres 47 568 45 902 93 470
Total 11 643 701 12 235 035 23 878 736
Sport
Le premier champion olympique de l'Ouganda est John Akii-Bua, en 1972 à Munich au 400m haies.
Codes
L'Ouganda a pour codes :
EAU, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
UG, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
UG, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
UGA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3
UGA, selon la liste des codes pays du CIO,
UGA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
Voir aussi
Le film Le Dernier Roi d'Écosse qui retrace à travers les yeux d'un médecin proche du dictateur Amin cette période de dictature de l'Ouganda.
Le documentaire Général Idi Amin Dada : Autoportrait de Barbet Schroeder.
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur l'Ouganda.
Liens externes
Catégorie Ouganda de l’annuaire dmoz.
(fr) Page sur l'Ouganda de l'Université Laval (Québec)
(fr) Économie de l'Ouganda





